Les plats roumains que tout étudiant Erasmus devrait goûter

La cuisine roumaine n'a pas la vitrine internationale qu'ont les cuisines italienne ou grecque, mais passez un semestre ici et vous comprendrez pourquoi les locaux y sont si fidèles : copieuse, riche, pensée pour les hivers froids, et fortement influencée par les traditions ottomane, austro-hongroise et slave.

Sarmale — feuilles de chou farcies roumaines servies avec de la crème aigre

Voici ce qu'il faut vraiment commander, et où le trouver sans se faire arnaquer.

Sarmale — le plat national de la Roumanie

Des feuilles de chou farcies au porc haché et au riz, mijotées pendant des heures jusqu'à devenir fondantes. Les sarmale sont le plat que les Roumains servent à chaque grande fête, et c'est la meilleure introduction possible à la cuisine familiale roumaine. Généralement servi avec une cuillère de crème aigre et un accompagnement de mămăligă (polenta).

Mici — les saucisses grillées dont tout le monde raffole

De petites saucisses grillées sans boyau (le nom signifie littéralement « petits »), traditionnellement faites d'un mélange de bœuf, porc et agneau, fortement assaisonnées à l'ail et aux épices. Commandez-les avec de la moutarde et du pain frais — c'est la réponse roumaine au barbecue entre amis, et on en trouve partout, des terrasses décontractées aux menus gastronomiques.

Papanași — le dessert dont vous ignoriez avoir besoin

Des beignets de pâte frite, généralement en forme de petit donut avec une boule au-dessus, nappés de crème aigre et de confiture de fruits (cerise ou myrtille sont des classiques). Ça a l'air simple ; ça ne l'est pas. C'est le dessert sur lequel les Roumains sont vraiment compétitifs, et chaque restaurant a sa propre version.

Ciorbă — la soupe aigre qui explique le comfort food roumain

Ciorbă est le terme générique pour les soupes aigres de Roumanie — et « aigre » est le mot clé, généralement obtenu avec du liquide de son fermenté (borș) ou du jus de citron. La ciorbă de burtă (soupe de tripes) est la classique, mais la ciorbă de perișoare (soupe aux boulettes de viande) est une entrée en matière plus facile si vous voulez tester le terrain d'abord. Dans tous les cas, c'est le plat qui explique pourquoi les Roumains considèrent la soupe comme un plat sérieux, pas une simple entrée.

Un bol traditionnel de ciorbă, la soupe aigre roumaine
Ciorbă — la Roumanie prend ses soupes aigres très au sérieux

Mămăligă et zacuscă — les seconds rôles

La mămăligă (polenta) accompagne presque tout, parfois superposée avec du fromage et un œuf dans un plat appelé bulz. La zacuscă — une tartinade d'aubergines, poivrons et tomates rôtis — c'est ce que les grand-mères roumaines mettent en bocaux chaque automne, et vous la trouverez tartinée sur du pain en apéritif presque partout.

Où manger ça pour de vrai (bon et pas cher)

La Mama — Une chaîne fiable qui propose de la cuisine roumaine maison dans plusieurs adresses de la ville. Portions généreuses, tous les classiques (ciorbă, sarmale, mici), et vous dépasserez rarement 40-50 RON (environ 8-10 €) pour un repas complet avec une boisson. C'est votre adresse de référence pour un déjeuner roumain simple et sans chichi.

Terasa Obor — Une terrasse extérieure au marché d'Obor, régulièrement citée comme servant parmi les meilleurs mici de la ville. Décontracté, tables partagées, bière fraîche, aucune prétention — c'est là que vont vraiment les habitants de Bucarest, pas seulement les touristes. Attendez-vous à faire la queue, mais elle avance vite.

Une adresse dédiée à la ciorbă près d'Universitate — à chercher si vous voulez un concept entièrement construit autour des soupes roumaines, avec une sélection quotidienne tournante et des prix vraiment mini pour des portions copieuses et réconfortantes. (Si ça vous rappelle quelque chose, c'est le même concept de « maison de soupe » mentionné dans notre guide des cafés et de la vie nocturne — à visiter pour la nourriture, pas seulement les boissons.)

Caru' cu Bere — L'adresse célèbre. Fondée en 1879, avec vitraux, escaliers en colimaçon, et spectacles folkloriques en direct, c'est le restaurant le plus photographié de la ville et vraiment touristique — mais les papanași y sont considérés comme légendaires, et ça vaut le coup une fois pendant votre semestre. Attendez-vous à payer plus cher que les adresses précédentes (comptez 25-30 € pour un repas complet).

Hanu' lui Manuc — Une auberge historique datant de 1808, avec des repas en cour intérieure sous des vignes en été. Excellents sarmale et bulz, avec des influences turques qui reflètent l'histoire multiculturelle de Bucarest. Une ambiance (et des prix) similaires à Caru' cu Bere.

Luca — La chaîne de boulangeries la plus appréciée de Roumanie, votre adresse pour des covrigi (bretzels moelleux) pas chers — un covrig au fromage coûte environ 5 RON. Parfait pour un petit-déjeuner sur le pouce entre deux cours.

Évitez d'acheter des sarmale au rayon traiteur du supermarché si vous voulez la vraie version.

Un conseil pratique

Évitez d'acheter des sarmale ou d'autres plats traditionnels préparés au rayon traiteur du supermarché si vous voulez la vraie version — ce n'est vraiment pas pareil, et c'est un moyen facile de repartir en pensant que vous n'aimez pas la cuisine roumaine alors que vous venez juste d'en goûter une mauvaise version. Payez quelques lei de plus et procurez-vous-la dans une vraie cuisine.

Faites le plein avant d'explorer la ville

La bonne nourriture a encore meilleur goût quand vous ne vous inquiétez pas de savoir où vous dormirez ce soir-là. ErasmusPass vous installe dans un appartement partagé proche du centre-ville, donc des adresses comme celles-ci sont à une courte marche — pas à tout un trajet en transport.

De la bonne nourriture, juste au coin de la rue

Notre appartement du quartier arménien est à une courte marche de la meilleure scène culinaire de Bucarest.